La Société des lecteurs de Mac Orlan a été créée en décembre 2011, à la suite du colloque « Mythologies macorlaniennes » qui s’était tenu à Péronne en octobre le la même année.

 Parmi ses membres fondateurs figuraient notamment Bernard Baritaud (Spécialiste de l’œuvre de Mac Orlan, décédé en mai 2021), Charles Grivel (universitaire et écrivain, décédé en mai 2015), Philippe Blondeau (maitre de conférences à l’Université de Picardie), Evelyne Baron (directrice du Musée de la Seine-et-Marne à Saint-Cyr-sur-Morin), Dominique Le Brun (éditeur et écrivain).

 L’association a pour but d’encourager, de favoriser et de développer l’étude de l’œuvre de Pierre Mac Orlan et de concourir ainsi à une meilleure connaissance de cette œuvre.

 À cette fin, elle se propose notamment :

 - d’organiser des journées de réflexion ou des colloques sur – et autour de – l’œuvre, la vie et la figure de l’écrivain ;

 - de s’associer à de telles manifestations quand elles sont organisées par des institutions universitaires ou culturelles ;

 - d’encourager les chercheurs travaillant sur l’œuvre de Pierre Mac Orlan et de favoriser leurs entreprises ;

 - de publier régulièrement des ouvrages présentant des travaux et des articles de critique littéraire – non nécessairement universitaires – consacrés à Pierre Mac Orlan ou au contexte de son œuvre ;

 - de favoriser les recherches et les travaux consacrés aux écrivains proches de Pierre Mac Orlan, qui l’ont connu ou qui appartiennent à la même famille littéraire ;

 - d’organiser, de favoriser ou de collaborer à toute manifestation culturelle ou artistique permettant une meilleure connaissance de l’écrivain et contribuant à son rayonnement.

 

Société des lecteurs de Mac Orlan, Musée de la Seine-et-Marne, 17, avenue de la Ferté-sous-Jouarre, 77750 Saint-Cyr-sur-Morin

 Association loi de 1901

 SIRET : 789 17967800014

 

 

Assemblée générale 2021

 

L'assemblée générale 2021 s'est tenue en visioconférence le 18 octobre. Le nouveau conseil d'administration et le bureau ont été élus pour trois ans. 

Conseil d’administration : Philippe Blondeau (président), Evelyne Baron (secrétaire), Patrick Monéger (trésorier), Dominique Le Brun, Nicole Fallet, Daniel Therby, Pierre Poma, Bernard Alavoine.

 

 

Disparition de Bernard Baritaud

 

 Bernard Baritaud est mort le mercredi 12 mai à Bruxelles, à l’âge de 83 ans. Tous les « lecteurs de Mac Orlan » qui le connaissaient et l’appréciaient partageront avec ses proches — tout particulièrement avec son fils Marco — la tristesse de cette disparition.

 

Il présidait la Société des lecteurs de Mac Orlan depuis sa création il y a une dizaine d’années et, jusqu’à ces tout derniers temps où la maladie et les contraintes que l’on sait avait porté un sérieux coup à ses activités, il avait œuvré patiemment pour cet écrivain qu’il affectionnait, à qui il était reconnaissant de l’avoir soutenu lors de ses premiers essais poétiques, et qu’il considérait un peu comme un modèle. Car Bernard Baritaud était un homme de lettres à l’ancienne, voyageur, diplomate, amoureux de l’Italie, dans la lignée aussi d’un Paul Morand dont il savait pourtant brocarder l’incommensurable vanité — tentation à laquelle il prenait garde de céder lui-même. Grand connaisseur de la littérature de l’après-guerre, il aimait souligner avec malice les travers d’un milieu où l’orgueil n’est pas toujours proportionnel au talent. Gaullien plus peut-être que gaulliste, il gardait aussi de cette époque la nostalgie d’une certaine France de sa jeunesse et regardait avec une suspicion amusée les dérives de notre modernité, cultivant sa prédilection pour les Alfa-Roméo, les chemises de qualité et les chaussettes de cardinal.

 

Critique avisé et précis, Bernard Baritaud avait également fondé et présidait le CRAM, Centre de Recherche sur les Auteurs Méconnus, parmi lesquels il se sentait chez lui. Mais il nous laisse encore une œuvre personnelle importante, même s’il n’a pas connu la notoriété qu’il aurait sans doute souhaitée. Poète sincère et élégant, il est aussi l’auteur d’un ensemble autobiographique où se succèdent les chroniques de l’attaché culturel, les souvenirs d’enfance ou, récemment, ce beau portrait en triptyque, L’Autre rive de l’Achéron, titre hélas d’actualité mais qu’il convient de découvrir ou de redécouvrir.

 

Beaucoup d’entre nous ont conscience d’avoir perdu un ami bien plus qu’un simple collaborateur. La « Société des Lecteurs de Mac Orlan », se retrouve orpheline ; elle poursuivra néanmoins ses activités, ne serait-ce que par fidélité à son animateur de la première heure, auquel elle rendra prochainement un hommage mérité.

 

 Philippe Blondeau